Cela étant dit, Phénomène, malgré les critiques très mitigées que ce soit dans la presse où de la part des spectateurs, garde pour lui quelques arguments.
Après avoir entendu des "Les acteurs sont vides !" et autres "Les personnages sont creux !" ou à l'inverse des émerveillements dithyrambiques, le fait est qu'on ne savait plus trop à quoi s'en tenir.
A l'arrivée, M. Night Shyamalan, le réalisateur du 6è Sens, signe là un film relativement nouveau, à mi-chemin entre film catastrophe fantastique et thriller légèrement épicée d'un soupçon d'hémoglobine 'pour-plaire-à-cette-génération-de-vampire-de-teenagers-qui-aime-voir-du-sang-à-l'écran'.
Parlons un petit peu de l'histoire : Nous sommes dans le Nord-Est des Etats-Unis. Subitement dans certaines zones relativement localisées (au début, des parcs de grandes villes) les gens arrêtent brusquement toute activité et après quelques secondes, entreprennent, le plus calmement du monde, de se suicider.Résumé d'allociné : Surgi de nulle part, le phénomène frappe sans discernement. Il n'y a aucun signe avant-coureur. En quelques minutes, des dizaines, des centaines de gens meurent dans des circonstances étranges, terrifiantes, totalement incompréhensibles. Qu'est-ce qui provoque ce bouleversement radical et soudain du comportement humain ? Est-ce une nouvelle forme d'attaque terroriste, une expérience qui a mal tourné, une arme toxique diabolique, un virus qui a échappé à tout contrôle ? Et comment cette menace se propage-t-elle ? Par l'air, par l'eau, ou autrement ?
Pour Elliot Moore (Mark Wahlberg), professeur de sciences dans un lycée de Philadelphie, ce qui compte est d'abord d'échapper à ce phénomène aussi mystérieux que mortel. Avec sa femme, Alma (Zooey Deschannel), ils fuient en compagnie d'un ami, professeur de mathématiques, et de sa fille de huit ans.
Très vite, il devient évident que personne n'est plus en sécurité nulle part. Il n'y a aucun moyen d'échapper à ce tueur invisible et implacable.
Pour avoir une mince chance de survivre, Elliot et les siens doivent à tout prix comprendre la véritable nature du phénomène, et découvrir ce qui a déchaîné cette force qui menace l'avenir même de l'espèce humaine...
En soi, le concept est bon, avouons-le. Et puis cela permet de créer une atmosphère haletante sans faire appel à tous les clichés du genre : l'essentiel du film se déroule dans de grands espaces, en plein jour, pas de sentiment d'oppression comme dans un huit-clos, pas de pluie battante amenant avec elle son bruit angoissant, simplement, la peur viscéral d'être touché par une substance incolore, inodore, surgie d'on ne sais où, qui nous pousse à mettre fin nous même à nos jours, sans rémission possible.
Quand aux personnages, ils ne sont pas creux, ils ne sont pas vides. Ce ne sont en rien des super héros. Ils sont tout bonnement dépassés, hébétés, abasourdis. Il ne comprennent pas ce qui leur arrivent et ne savent même pas qui ou que craindre. Et si leur visage parait parfois inexpressif, à y regarder de plus près, on y lit simplement de la peur. Pas une peur exagérée de cinéma, une peur d'être humain.
C'est là sans doute l'une des plus grande forces du film, la profonde humanité et simplicité des protagonistes.
Cependant, on regrettera un certain manque de suspens, ou de mystère. On devine très rapidement d'où vient la menace, quelle en est la cause et comment elle agit. Mais finalement on peut considérer que cela donne un certain réalisme à l'histoire.
Phénomènes est donc un bon film, sans vraiment d'éléments spectaculaires mais on passe un bon moment.
Je lui accorde à ce titre la note de :
3,5 / 5

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire